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Charges auto entrepreneur prestation de service: Guide 2026 complet et pratique

charges auto entrepreneur prestation de service: le guide 2026 pour estimer cotisations, impôt et TVA et sécuriser votre activité.

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Charges auto entrepreneur prestation de service: Guide 2026 complet et pratique

Se lancer en freelance, c'est grisant. Mais avouons-le, le mot « charges » a de quoi faire un peu peur. On imagine tout de suite une montagne de taxes à payer.

Rassurez-vous, ce n'est pas si sorcier. Il faut voir ces prélèvements pour ce qu'ils sont vraiment : votre participation à votre propre sécurité sociale (santé, retraite) et au fonctionnement global du système.

Pour vous donner un ordre d'idée concret, sur 100 € que vous facturez et encaissez pour une prestation de service, vous mettrez de côté environ 26,10 € pour vos cotisations sociales (taux 2026). Simple, non ?

Maîtriser vos charges, le secret d'une activité sereine

La première erreur que je vois chez beaucoup d'indépendants qui débutent ? Sous-estimer le montant de ces charges. Résultat : leur trésorerie prend un coup dès les premiers mois, et le stress s'installe.

Pourtant, une fois qu'on a compris le mécanisme des charges en auto-entreprise de prestation de service, leur gestion devient une simple routine. C'est ce qui va sécuriser votre activité sur le long terme. Ce guide est là pour décortiquer chaque prélèvement, sans jargon, pour que vous puissiez anticiper et piloter votre affaire l'esprit tranquille.

En réalité, ces charges se divisent en quelques postes clairs :

  • Les cotisations sociales : C'est le plus gros morceau. Elles financent votre couverture maladie, vos indemnités maternité/paternité et vos futurs droits à la retraite.
  • L'impôt sur le revenu : Vous pouvez opter pour le calcul classique ou pour une option simplifiée, le versement libératoire, qui permet de tout payer en même temps que vos cotisations.
  • Les autres taxes : On pense surtout à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), dont vous êtes d'ailleurs totalement exonéré la première année d'activité.

Un statut qui n'a jamais été aussi populaire

Si le régime de l'auto-entreprise séduit autant, ce n'est pas un hasard. Sa flexibilité et sa simplicité administrative sont de vrais atouts qui l'emportent largement sur l'appréhension des charges. Si vous êtes sur le point de sauter le pas, notre guide pour créer votre micro-entreprise de services vous accompagnera pas à pas.

L'engouement est bien là. Ce n'est pas juste une impression, mais une véritable vague de fond qui redessine le paysage de l'entrepreneuriat en France.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. On comptait 3,186 millions d'auto-entrepreneurs administrativement actifs à la fin du mois de juin 2025. C'est énorme ! Cette croissance s'inscrit dans un mouvement plus vaste, avec 1 111 200 entreprises créées en France sur la seule année 2024.

Et sur le plan économique ? Au deuxième trimestre 2025, le chiffre d'affaires global déclaré par les auto-entrepreneurs a atteint 8,05 milliards d'euros, soit une progression de 5,2 % en un an. Comme le montrent les dernières statistiques de l'URSSAF, le régime est plus dynamique que jamais.

En comprenant bien comment fonctionnent ces charges, vous ne faites pas que vous mettre en règle. Vous transformez une "contrainte" en un véritable outil de pilotage pour votre activité. C'est le meilleur moyen de vous assurer que votre projet est non seulement viable, mais aussi rentable pour les années à venir.

Voici la réécriture de la section, conçue pour un ton humain, expert et naturel, tout en respectant l'ensemble des consignes.


Décortiquons le calcul de vos cotisations sociales

La première charge, et de loin la plus importante, à anticiper en tant qu'auto-entrepreneur, ce sont les cotisations sociales. Mais attention, il ne faut pas les voir comme une simple taxe ! C'est en réalité le pilier de votre protection sociale d'indépendant.

Grâce à elles, vous financez votre couverture maladie, vous préparez votre retraite (de base et complémentaire), et vous vous assurez des droits aux indemnités journalières en cas d'arrêt, ou encore aux allocations familiales. Pensez-y comme un investissement direct dans votre sécurité personnelle et votre avenir. Le principe est simple : un pourcentage fixe est prélevé sur chaque euro que vous facturez et encaissez.

Comprendre le taux de cotisations et son évolution

Si vous êtes prestataire de services (consultant, développeur, graphiste, etc.), votre activité relève des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Le calcul de vos cotisations est alors très direct : il suffit d'appliquer un taux sur le chiffre d'affaires que vous avez réellement encaissé sur une période donnée.

Ce taux n'est pas figé et a connu une hausse progressive et planifiée. L'objectif ? Renforcer vos droits sociaux, en particulier concernant la retraite complémentaire et les prestations d'invalidité-décès. Concrètement, cette augmentation permet d'aligner progressivement votre protection sur celle des autres régimes.

Pour vous donner une idée claire de cette évolution, voici un tableau récapitulatif.

PériodeTaux de cotisations sociales (BNC)Exemple pour 1000 € de CA
Jusqu'au 30/06/202421,1 %211 €
01/07/2024 au 31/12/202423,1 %231 €
Année 202524,6 %246 €
À partir du 01/01/202626,1 %261 €


Comme vous le voyez, le taux final se stabilisera à 26,1 % au 1er janvier 2026. Selon les informations de l'URSSAF, cet ajustement pourrait, à terme, vous apporter en moyenne 75 euros de plus sur votre pension de retraite complémentaire chaque mois.

En somme, un effort de cotisation plus important aujourd'hui se traduit par une meilleure protection et des droits renforcés pour demain. C'est un système qui s'adapte pour mieux accompagner les indépendants.

Le chemin entre votre chiffre d'affaires et le montant de vos cotisations est donc on ne peut plus simple.

Processus de calcul des cotisations sociales sur un chiffre d'affaires de 100€, résultant en 26,10€.
Processus de calcul des cotisations sociales sur un chiffre d'affaires de 100€, résultant en 26,10€.

Chaque euro que vous gagnez contribue donc à hauteur d'un peu plus d'un quart à financer votre filet de sécurité.

Calculer vos charges sociales pas à pas

Concrètement, comment appliquer ce fameux taux ? C'est une simple multiplication.

La formule à retenir : Chiffre d'Affaires Encaissé x 26,1 % = Montant de vos cotisations sociales.

Prenons quelques exemples concrets pour bien visualiser ce que représentent les charges d'auto-entrepreneur en prestation de service (sur la base du taux de 2026).

  • Vous encaissez une facture de 100 € :
  • 100 € x 26,1 % = 26,10 € de cotisations à payer.

  • Votre chiffre d'affaires du mois est de 1 000 € :
  • 1 000 € x 26,1 % = 261 € de cotisations.

  • Sur un trimestre, vous avez encaissé 5 000 € :
  • 5 000 € x 26,1 % = 1 305 € de cotisations.

Le meilleur réflexe à adopter ? Dès qu'un client vous paie, mettez de côté ce pourcentage. Idéalement, virez immédiatement environ 30 % de la somme sur un compte séparé. Cette marge de sécurité vous permettra de payer vos cotisations l'esprit tranquille, mais aussi de couvrir votre impôt sur le revenu et d'autres frais annexes.

L'ACRE, un coup de pouce précieux pour démarrer

Pour alléger la pression financière la première année, il existe une aide formidable : l'Aide à la Création ou à la Reprise d'une Entreprise, plus connue sous le nom d'ACRE.

Si vous êtes éligible (par exemple, si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé), l'ACRE divise tout simplement votre taux de cotisations par deux ! Pendant vos 4 premiers trimestres d'activité, votre taux ne sera donc pas de 26,1 %, mais de 13,05 %.

Voyons l'impact sur un chiffre d'affaires de 1 000 € :

  • Sans l'ACRE : vous payez 261 €.
  • Avec l'ACRE : vous ne payez que 130,50 €.

L'économie est donc énorme et vous donne une vraie bouffée d'air frais pour lancer votre activité. La demande se fait directement lors de votre déclaration de début d'activité sur le site du guichet unique des formalités d'entreprises. C'est une opportunité à ne surtout pas manquer

Choisir la bonne stratégie pour votre impôt sur le revenu

Bloc en bois avec 'VERSEMENT LIBERATOIRE', piles de pièces, calculatrice et classeurs pour la fiscalité.
Bloc en bois avec 'VERSEMENT LIBERATOIRE', piles de pièces, calculatrice et classeurs pour la fiscalité.

Après avoir géré vos cotisations sociales, il reste une autre charge incontournable sur votre radar : l'impôt sur le revenu. En tant qu'auto-entrepreneur, vous vous trouvez à la croisée des chemins avec deux systèmes d’imposition possibles. Croyez-moi, bien choisir dès le départ peut faire une vraie différence sur votre portefeuille chaque année.

Ces deux options n'ont rien à voir l'une avec l'autre. La première est celle qui s'applique par défaut, basée sur un calcul forfaitaire. La seconde, le versement libératoire, est une option qui vient radicalement simplifier votre gestion et lisser vos paiements. Voyons ensemble comment ça marche pour que vous puissiez prendre la meilleure décision pour votre situation.

Le régime par défaut ou micro-fiscal classique

Si vous ne faites aucune démarche particulière, c'est le régime micro-fiscal qui s'appliquera automatiquement. Il est directement rattaché au barème progressif de l'impôt sur le revenu, celui qui concerne la plupart des contribuables.

Le principe est assez simple. L'administration fiscale part du postulat que vous avez des frais, mais sans vous demander de les justifier. Elle applique donc un abattement forfaitaire de 34 % sur tout le chiffre d'affaires que vous avez encaissé dans l'année. Cet abattement est censé couvrir toutes vos dépenses professionnelles.

Votre revenu imposable est donc : Chiffre d'Affaires Annuel - 34 %. C'est ce montant qui viendra s'ajouter aux autres revenus de votre foyer (salaires de votre conjoint, revenus locatifs…) avant que le tout soit soumis aux tranches d'imposition.

L'atout de ce système ? Sa simplicité. Pas besoin de tenir une comptabilité de vos frais. Son inconvénient ? Il n'est pas toujours le plus rentable, tout dépend de votre situation fiscale globale.

Le versement forfaitaire libératoire (VFL)

La deuxième voie est celle du versement forfaitaire libératoire (VFL). C'est une option qui, pour beaucoup, change la donne. Elle vous permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales, tous les mois ou tous les trimestres.

Le mécanisme est redoutablement simple. Au lieu d'un calcul complexe en fin d'année, on applique un petit pourcentage directement sur votre chiffre d'affaires. Pour les prestations de service (BNC), ce taux est de 2,2 %.

Concrètement, à chaque déclaration sur le site de l'URSSAF, vous réglez tout d'un coup :

  • Vos cotisations sociales (par exemple 26,1 % en 2026)
  • Votre impôt sur le revenu (2,2 %)
  • Votre contribution à la formation professionnelle (0,2 %)

Le mot clé ici est « libératoire ». Une fois ces 2,2 % payés, l'État ne vous réclamera plus rien au titre de l'impôt sur les revenus de votre auto-entreprise. Adieu la mauvaise surprise de l'avis d'imposition en septembre !

Qui peut opter pour le versement libératoire ?

Attention, cette option n'est pas ouverte à tous. Pour y avoir droit, votre revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2 ne doit pas dépasser un certain plafond. Par exemple, pour choisir le VFL en 2026, c'est votre RFR de l'année 2024 qui est pris en compte.

Les seuils sont réévalués chaque année, mais pour vous donner un ordre d'idée, le plafond pour une personne seule tourne autour de 28 000 €. Il est logiquement plus élevé si vous êtes en couple ou avez des enfants.

Alors, VFL ou régime classique : lequel choisir ?

Comment trancher ? La réponse tient en une seule question : seriez-vous imposable avec le régime classique ?

  • Cas n°1 : Vous n'êtes pas imposable. Si votre revenu (après l'abattement de 34 %) est suffisamment bas pour que vous ne payiez aucun impôt sur le revenu, alors le VFL est une mauvaise idée. En payant 2,2 % sur chaque euro encaissé, vous verseriez un impôt que vous n'auriez pas dû. Et cet argent ne vous sera pas remboursé.
  • Cas n°2 : Vous êtes imposable. Si vos revenus (ceux de votre activité et/ou de votre foyer) vous font basculer dans une tranche d'imposition (à 11 %, 30 % ou plus), le VFL devient souvent très intéressant. Payer un taux fixe de 2,2 % est bien plus avantageux que d'être taxé à 11 % (ou plus) sur 66 % de votre chiffre d'affaires.

La décision se prend donc après une petite simulation. Gardez en tête que même avec le VFL, vous avez toujours l'obligation de reporter votre chiffre d'affaires annuel sur votre déclaration de revenus (formulaire 2042 C Pro). Pas de panique, c'est purement déclaratif, vous ne serez pas imposé deux fois.

Maintenant que les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu n'ont plus de secrets pour vous, penchons-nous sur deux autres acronymes qui donnent souvent des sueurs froides aux freelances : la TVA et la CFE. Rassurez-vous, on va voir ensemble que leur gestion est bien moins complexe qu'il n'y paraît, surtout quand on démarre son activité.

Ces deux taxes font bien partie des charges de l'auto-entrepreneur en prestation de service, mais elles ne fonctionnent pas du tout de la même manière. L'une est directement liée à votre chiffre d'affaires, tandis que l'autre est liée à l'existence même de votre entreprise.

La TVA en auto-entreprise : simple, jusqu'à un certain point

Commençons par la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Si je devais vous donner une règle d'or, ce serait celle-ci : au début, vous n'êtes tout simplement pas concerné !

En effet, le régime de la micro-entreprise vous offre un avantage de taille : la franchise en base de TVA. Concrètement, ça veut dire que vous ne la facturez pas à vos clients. Vos factures affichent vos prix "Hors Taxes" (HT), et c'est tout. Il faut juste penser à ajouter la mention légale obligatoire : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».

Cette simplicité est un vrai confort, mais elle dépend de votre chiffre d'affaires. Pour les prestations de services, il y a deux seuils à avoir en tête :

  • Le seuil de franchise : 37 500 € de chiffre d’affaires annuel. Tant que vous ne dépassez pas ce montant, vous restez tranquillement en franchise de TVA.
  • Le seuil majoré (ou de tolérance) : 41 250 €. C'est une sorte de "zone tampon" qui vous donne un peu de marge.

Alors, que se passe-t-il si vos affaires décollent et que vous dépassez ces plafonds ? Si votre chiffre d’affaires se situe entre 37 500 € et 41 250 € sur une année, vous pouvez conserver la franchise, mais à une condition : ne pas dépasser les 37 500 € l'année suivante.

En revanche, si vous franchissez la barre des 41 250 €, le jeu change. Vous devenez redevable de la TVA dès le premier jour du mois où le dépassement a lieu. Il faudra alors commencer à facturer la TVA à vos clients et la reverser à l'État.

Gardez bien ça en tête : basculer à la TVA n'est pas une sanction, c'est le signe que votre activité grandit et se porte bien ! L'important est d'anticiper cette étape pour l'intégrer en douceur dans votre gestion.

Il est donc primordial de surveiller votre chiffre d'affaires comme le lait sur le feu. Pour tout savoir sur le sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur les plafonds de chiffre d'affaires pour les auto-entrepreneurs en service.

Il est intéressant de noter que les seuils de TVA sont différents selon la nature de l'activité. Voici un petit comparatif pour bien visualiser les choses dans le contexte actuel.

Comparaison des seuils de TVA pour auto‑entrepreneurs en 2026

Ce tableau met en lumière les différences de plafonds de TVA entre les activités de prestation de service (relevant des Bénéfices Non Commerciaux, ou BNC) et les activités commerciales.

Type d'activitéSeuil de franchise de TVASeuil de tolérance (majoré)
Prestation de service (BNC)37 500 €41 250 €
Achat-revente de marchandises (BIC)91 900 €101 000 €

Comme vous pouvez le voir, les plafonds pour les activités commerciales sont bien plus élevés. Ces seuils sont régulièrement débattus et pourraient évoluer, il est donc toujours sage de se tenir informé des dernières actualités législatives.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : l'impôt local du freelance

Passons maintenant à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). C'est une taxe locale que presque toutes les entreprises en France doivent payer, y compris les auto-entrepreneurs. Et oui, même si vous travaillez depuis un coin de votre salon ! Son montant est calculé en fonction de la valeur locative de l'espace que vous utilisez pour votre activité et des taux votés par votre commune.

La première (très) bonne nouvelle avec la CFE, c'est que vous en êtes totalement exonéré l'année de la création de votre micro-entreprise. La première année civile, vous ne payez absolument rien. C'est cadeau !

Pour votre deuxième année d'activité, vous bénéficiez d'une base d'imposition réduite de 50 %. Ce n'est donc qu'à partir de la troisième année que la CFE est due à taux plein.

Le montant à payer est souvent forfaitaire pour les auto-entrepreneurs et se situe généralement entre 200 € et 1 000 € par an. Mais ce n'est pas tout ! Il y a une deuxième bonne nouvelle : si votre chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 000 €, vous êtes totalement exonéré de CFE, même après la première année. Une mesure bienvenue pour ceux qui ont une petite activité d'appoint.

Anticiper les autres frais pour ne pas saborder votre rentabilité

Une checklist dans un carnet ouvert avec un stylo et la bannière
Une checklist dans un carnet ouvert avec un stylo et la bannière "FRAIS A PRÉVOIR" sur fond violet.

Bien gérer sa micro-entreprise, c’est un peu comme piloter un navire. On se concentre souvent sur les grosses vagues, comme les cotisations sociales et les impôts, mais on oublie les petits courants qui peuvent nous faire dévier. Ces courants, ce sont tous les autres frais qui, l'air de rien, viennent grignoter votre bénéfice.

Les ignorer est l'erreur la plus commune, et elle coûte cher. Car même si ces dépenses ne sont pas déductibles de votre chiffre d'affaires, elles pèsent directement sur ce qu'il vous reste à la fin du mois. La clé est simple : il faut absolument les prendre en compte dans le calcul de vos tarifs. C'est la seule façon de protéger vos marges et d'avoir une vision juste de la santé financière de votre activité.

La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP)

Commençons par une charge discrète mais essentielle : la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP). C'est l'une des charges d'auto-entrepreneur en prestation de service que l'on oublie souvent.

Elle est prélevée en même temps que vos cotisations sociales et son taux est minime : seulement 0,2 % de votre chiffre d'affaires pour une activité libérale. Concrètement, si vous facturez 1 000 €, vous cotisez 2 €. Cette petite somme vient alimenter votre Droit à la Formation, vous ouvrant l'accès à des formations financées pour faire évoluer vos compétences.

Voyez-le comme un investissement sur vous-même. Sur un marché qui bouge vite, se former en continu est le meilleur moyen de rester pertinent et de faire grandir votre offre.

Les assurances professionnelles, votre filet de sécurité

Passons aux assurances. Même si la loi ne les impose pas toutes, certaines sont de véritables bouées de sauvetage pour votre activité. Faire l'impasse dessus, c'est prendre un risque qui n'en vaut pas la peine.

  • L'assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) : C'est la base. Elle vous protège si vous causez un dommage (matériel, immatériel ou corporel) à un client pendant une mission. Pour beaucoup de professions (consultant, BTP, bien-être…), elle est d'ailleurs obligatoire.
  • La mutuelle santé : En tant qu'indépendant, pas de mutuelle d'entreprise pour vous couvrir. Une bonne mutuelle est indispensable pour compléter les remboursements de la Sécurité sociale et éviter les mauvaises surprises.
  • La prévoyance : C'est ce qui vous garantit un revenu si un accident ou une maladie vous empêche de travailler. Le régime de base des indépendants est très limité sur ce point ; la prévoyance est donc une sécurité cruciale.

Les frais annexes à ne surtout pas oublier

Enfin, il y a toute une série de frais du quotidien. Pris séparément, ils semblent anodins, mais mis bout à bout, ils peuvent vite représenter une somme importante. Pour fixer des tarifs qui tiennent la route, il est vital de tous les lister. Notre guide sur le calcul du tarif pour une prestation de service en auto-entreprise vous montre justement comment intégrer ces coûts de manière concrète.

Voici les plus courants à anticiper :

  • Frais bancaires : La gestion de votre compte professionnel dédié a un coût.
  • Logiciels et abonnements : Outil de facturation, CRM, suite bureautique, logiciels spécifiques à votre métier (suite Adobe, etc.).
  • Communication : Hébergement de votre site web, publicité en ligne, création de cartes de visite.
  • Frais de déplacement : Billets de train, indemnités kilométriques si vous utilisez votre voiture personnelle pour vos clients.
  • Achats de matériel : Ordinateur, smartphone, fournitures de bureau.
  • Sous-traitance : Si vous faites appel à un autre freelance pour une partie d'une mission.

Gardez une trace de toutes ces dépenses. Cela vous permettra d’ajuster vos prix pour non seulement couvrir vos charges, mais surtout, pour vous assurer de dégager un vrai bénéfice. C'est ça, être un entrepreneur rentable.

Questions fréquentes sur les charges en auto-entreprise

Les charges, c'est souvent le sujet qui inquiète quand on se lance. Entre les cotisations, les impôts et les diverses déclarations, on peut vite se sentir perdu. Pas de panique ! Voici des réponses claires et concrètes aux questions les plus courantes que vous vous posez au quotidien.

Que faire si je n’ai aucun revenu sur une période ?

C'est une situation que presque tous les indépendants connaissent, surtout au début. La règle est simple, mais elle est non négociable : même avec un chiffre d'affaires de 0 €, la déclaration à l'URSSAF reste obligatoire.

Que votre rythme de déclaration soit mensuel ou trimestriel, vous devez vous connecter à votre espace en ligne et inscrire « 0 € » dans la case de votre chiffre d'affaires. Évidemment, dans ce cas, aucune cotisation ni aucun impôt (si vous avez choisi le versement libératoire) ne sera prélevé.

Voyez ça comme un simple pointage administratif. C'est une formalité qui prend deux minutes, mais qui vous évite des pénalités pour oubli et maintient votre statut actif aux yeux de l'administration.

Puis-je déduire mes achats de matériel ou de logiciels ?

Non, et c'est justement l'un des piliers de la simplicité du régime micro-entrepreneur. Vous ne pouvez déduire aucune de vos charges professionnelles réelles : ni votre ordinateur, ni vos abonnements à des logiciels, ni même vos frais de déplacement.

Pour compenser cela, le fisc vous accorde un abattement forfaitaire. Pour les prestations de service (BNC), cet abattement est de 34 %. Autrement dit, l'administration estime que 34 % de votre chiffre d'affaires sert à couvrir toutes vos dépenses, sans que vous ayez à justifier quoi que ce soit. Votre revenu imposable est donc calculé sur les 66 % restants.

Cette simplicité est un vrai gain de temps au quotidien. Par contre, si vous réalisez que vos frais réels dépassent systématiquement ces 34 %, il serait peut-être temps d'étudier si un autre statut, comme l'entreprise individuelle au régime réel, ne serait pas plus avantageux pour vous.

Dois-je déclarer le montant facturé ou le montant encaissé ?

La règle d'or en micro-entreprise est limpide : on déclare uniquement ce qui a été encaissé. C'est ce qu'on appelle la comptabilité de caisse.

Ce n'est pas la date de la facture qui compte, mais bien la date à laquelle l'argent arrive sur votre compte bancaire.

Un exemple pour bien comprendre :

  • Vous envoyez une facture de 800 € le 25 juin.
  • Votre client vous paie, et les fonds apparaissent sur votre compte le 3 juillet.
  • Ces 800 € devront donc être intégrés à votre déclaration de juillet (ou du 3ᵉ trimestre), et non à celle de juin.

Ce principe est essentiel, car il fait en sorte que vos charges soient toujours alignées sur votre trésorerie. Vous ne payez des cotisations que sur l'argent que vous avez réellement touché.

L’augmentation des cotisations en 2026 affecte-t-elle l'ACRE ?

Oui, la hausse du taux de cotisations aura bien un impact sur le taux réduit de l'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'une Entreprise). Mais rassurez-vous, le principe de l'aide et son avantage restent exactement les mêmes.

L'ACRE vous fait bénéficier d'une réduction de 50 % sur le taux normal des cotisations sociales pendant vos quatre premiers trimestres d'activité.

  • Le taux plein pour les prestations de service (BNC) passera à 26,1 % au 1er janvier 2026.
  • Donc, si vous profitez de l'ACRE en 2026, votre taux sera de 13,05 % (c'est-à-dire 26,1 % divisé par 2).

L'avantage est donc parfaitement conservé. Vous continuerez de payer moitié moins de cotisations qu'un auto-entrepreneur qui ne bénéficie pas de ce coup de pouce très précieux au démarrage.


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